La déesse de Grattavache : les crucifiés

Ce matin j'ai fait une connerie. Pour emmerder Dali, j'ai déplacé le centre
de l'Univers.
De Perpignan à Grattavache (Fribourg). Je pensais que ça ne marcherait
pas mais cette foutue huitième loi s'en est mêlée. Je me suis dit que ça
passerait inaperçu, comme les bonnes résolutions de l'Amérique, mais
que non ! Une très belle jeune femme, sans nom, a investi Grattavache.
Paris Hilton est abattue. La série Star Trek s'écroule. Les friqués se font
descendre en masse par un mec qui signe le chef d'orchestre et une
mystérieuse exécutrice en casquette Breitling (avec une longue visière).
On arrête Salman Rushdie et on éclaire le monde de l'immobilier genevois.
Wow ! Bouchez-vous le nez. Si seulement ça se limitait à ça...
Débarque une fille sublime qui se nomme Diamant Noir. Veut pas révéler
son nom avant la fin du livre, tout ce qui l'intéresse est de m'exciter
et de me frustrer à mort. Ah les filles... Nous découvrons le plaisir de
spinner une Déesse et descendons vers le centre de la terre. J'en passe.
L'acteur principal c'est mon pote Claude Perret, grand éleveur de setters
irlandais, qui risque sa vie au terme d'une aventure inouïe autour du
monde avec celle qu'il a baptisé la Déesse de Grattavache. Tout ça pendant
que mon nouveau pote Jésus est en marche dans le pays romand.
La prochaine fois qu'un connard dira que Perpignan EST le centre de
l'Univers abstenez-vous de le contredire. Et faites gaffe, ce livre bourdonne
de réalités proches, séduisantes et dangereuses. Vous n'êtes pas
censés être au courant...