Les petits cultivateurs de coca et de pavot en Colombie : entre illusion et misère

Clara Alvarez, à travers une série d'entretiens, de récits de vie, de portraits
collectés dans des zones particulièrement difficiles, dangereuses, «retrace
dans ce livre l'histoire de la production de drogues en Colombie,
l'organisation de cette filière et ses conséquences sur les conditions de
vie des populations impliquées dans la culture de coca et de pavot»
(M.E. Cosío Zavala).
Le gouvernement colombien, dépassé par la situation et poussé par
la pression internationale, a recours à des aspersions de désherbants
mais celles-ci, effectuées sans distinction des cultures - pavot, coca et
cultures alimentaires -, ne font qu'augmenter la misère des petits paysans.
Abandonnés des institutions, ces derniers subissent les violations des
paramilitaires, des guérillas, des narcotrafiquants et de l'armée. Parmi
les témoignages recueillis par l'auteur, ceux également de personnels des
services de santé, de l'éducation ou d'administrations locales, d'ONG ou
de leaders de communautés paysannes et indigènes. Tous évoquent le
fonctionnement d'une société parallèle, entre drogues et violence armée,
une situation catastrophique en termes économiques, juridiques, familiaux,
scolaires, sanitaires et même militaires...
«La lecture de cet ouvrage, conclut très justement M.E.Cosío, permettra
de comprendre bien des blocages, en Colombie bien sûr, mais aussi dans
d'autres régions du monde dont les situations sont comparables, entre
drogue, violence et souffrances à tous les niveaux.»