Le château de la chimère : le dernier amour de George Sand

Adieu les folles étreintes avec Musset ou
Chopin, les fiévreuses batailles politiques, le
tourbillon parisien. Les portes du château de
Nohant se referment sur la retraite champêtre de
George Sand. Et sur ses dernières années de
femme et d'écrivain dont l'humble Marie Guillot,
devenue sa gouvernante et sa confidente, nous
livre ici l'intime récit.
Entre les visites amicales de Flaubert ou de
Dumas fils et les escapades improvisées dans le
Berry, les chasses aux papillons à Gargilesse et les
bains de rivière dans l'Indre, les soins matinaux
du jardin et les dîners dans le parc, c'est là aussi
que George connaîtra l'ultime grand amour. Du
jeune artiste et graveur Alexandre Monceau,
l'ami de son fils Maurice, elle se fera tout à tour
la maîtresse, la mère, l'infirmière. Avec la peine
de le voir disparaître avant elle.
Au fil des pages, jour après jour, petits ou
grands malheurs et bonheurs mêlés, «Marie-aux-Poules»
raconte «Madame» qui poursuit son
oeuvre. Et, dans leurs regards croisés, Michel
Peyramaure nous dévoile George Sand vivante
comme jamais, déjà immortelle.