Beaumont-de-Lomagne : son histoire des origines au début du XIXe siècle

en 1278, à la suite des pourparlers entre Bertrand
Geoffroy, Abbé de Grand-Selve, et Eustache de Beaumarchais,
sénéchal de Toulouse représentant du Roi de France Philippe le
Hardi, fut conclu un acte de paréage constituant la charte de
Beaumont.
La copie en roman de cette charte constitue la pièce n° 1 du
Livre Juratoire ou Cartulaire de Beaumont.
Cette pièce est datée du mois d'août 1278, mais le texte latin
des coutumes porte la date d'août 1279 et l'acte de confirmation
du paréage (pièce n° 6 du cartulaire) étant de juillet 1279, la date
vraisemblable de la concession de la charte est le mois d'août 1279,
d'autant que les 2 documents portent une même précision «la 9<sup>e</sup>
année de notre règne».
Cette confirmation de paréage dont nous donnons un résumé
nous apprend qu'à Beaumont, mille emplacements de maisons
avaient été prévus : construits ou à construire, ainsi que mille
arpents de vigne : plantés ou à planter.
Tous les droits, cens, oublies, leudes et peages, en résumé tous
impôts étaient à partager moitié au roi, moitié au Monastère.
Le roi et l'abbé devront avoir dans la ville chacun un local pour
y construire une maison.
La ville sera toujours indivise entre le Monastère et le roi.
Le roi et ses successeurs ne pourront donner, léguer, vendre la
dite bastide si ce n'est au monastère.
Il y aura dans la ville un bayle commun au roi et au monastère
pour la conservation de leurs droits respectifs.
Si l'abbé et le monastère font construire une église dans l'intérieur
de la Bastide, le chapelain aura une maison franche de toute
imposition.
Aucun chevalier, clerc ou autre religieux ne pourra fixer sa
résidence dans la bastide sans la permission du roi.