Gabrielle Sand : un ange de sérénité

«Mon bonhomme, nous voilà à Nohant
sans nous être arrêtés à Paris plus d'un
jour, car nous y avons reçu la bonne nouvelle
de la naissance d'une 2<sup>de</sup> fillette [...]. Nous
avons donc pris le premier train disponible et
ajouté une nuit de chemin de fer aux vingt-quatre
heures de Toulon à Paris. Arrivés
ici avant-hier matin, nous avons trouvé la
besogne très bien faite. La petite mère qui n'a
souffert que 2 h [eures] et qui se porte on ne
peut mieux, la petite fille bien venue à terme
et très belle, Aurore en extase devant sa petite
soeur, et la bonne Mme Ludre au chevet de Lina. Calamatta est arrivé ce
matin. Tout le monde est enchanté et surpris de l'arrivée de Mlle Gabrielle
qui est brune et forte comme était son aînée.» (Lettre de George Sand à
Emile Aucante, du 16 mars 1868).
La petite-fille de l'écrivain berrichon grandit au sein d'une famille unie.
Mariée en 1890 à un professeur de dessin italien, elle le quitte quatre ans plus
tard, ne supportant plus sa jalousie et sa violence. Profondément attachée
au Berry, elle revient alors vivre dans ce Nohant qu'elle aime tant. Mais le
27 juin 1909, la maladie emporte Gabrielle Sand qui s'éteint dans sa belle
chambre d'inspiration chinoise, au château familial. Celle que George Sand
appelait affectueusement Titite n'avait que 41 ans...
Avec un ton toujours juste et touchant, Christophe Grandemange dresse
un portrait de Gabrielle Sand qu'il illustre à chaque tournant de sa vie par
des photographies inédites.