Vauban

Pour le troisième centenaire de sa mort, la France honore la
mémoire du maréchal de Vauban.
Remarqué par le cardinal Mazarin à l'âge de vingt ans, il participe
à quatorze sièges. Il est blessé plusieurs fois. C'est lui qui
a fait le siège en 1667 des villes de Tournai, Douai, et Lille, prises
en neuf jours. Il dirige aussi le siège de Maastricht, en 1673.
Puis celui de Mons et de Namur, en 1691 et 1692.
Excellent dans l'attaque, il est encore meilleur dans la
défense. Il couvre la France d'un réseau de forteresses et de
fortifications qui la protègent contre les invasions et qui seront
encore utilisées lors de la guerre de 1914.
On disait : «Une ville construite par Vauban est une ville
sauvée, une ville attaquée par Vauban est une ville perdue.»
Mais c'est surtout l'homme de coeur qui nous intéresse et que
nous admirons aujourd'hui.
En 1689, dans un Mémoire sur le rappel des Huguenots , il
supplie Louis XIV de revenir sur la révocation de l'Édit de
Nantes.
Dix-huit ans plus tard, dans un ouvrage intitulé Projet d'une
dîme royale , il préconise une réforme des impôts, et demande
au roi de prendre conscience de la difficulté dans laquelle
vivent les Français.
Généreux, courageux, simple et humain, bravant quand il le
faut les foudres du roi, Vauban donne un exemple rare, aussi
valable aujourd'hui qu'il y a trois siècles.