Rêve blanc, âmes noires

« tous les livres du monde
les pages arrachées
sont transformés en bateaux de papier
posés sur l'océan noir
la guerre éclate
les menstrues de la mer
ont teint en rouge la surface de l'eau
dans la tourmente le bateau a sombré
la tempête part en mer
repêcher la civilisation »
Rêve blanc, âmes noires... tout est dit : le poème est triste, bien sûr, mais le poète trouve la force d'en sourire ! Bien plus, il nous emmène au fil de ses paradoxes, dans une vertigineuse découverte d'un univers jusqu'ici inconnu - le sien, le nôtre. Les mots sont doux, les images sont dures, et la musique de Ma Desheng nous frappe au corps et au cœur.
« Une des figures essentielles de la première dissidence chinoise post-maoïste, Ma Desheng s'impose aujourd'hui comme un des meilleurs poètes de sa génération.»
Alain Peyraube, Le Monde