Philosophie de la crise écologique

En 1990, dans une série de conférences
à Moscou, un jeune philosophe
allemand, surnommé «le
Boris Becker de la philosophie» pour
la précocité et l'énergie de son talent,
propose de penser le siècle qui s'ouvre
comme «le siècle de l'écologie.»
Vittorio Hösle lit en effet dans la chute
du mur de Berlin l'effondrement de la
conception technique de la civilisation,
incarnée selon lui aussi bien par
le marxisme que par le capitalisme.
Présentant ici le nouveau paradigme
écologique sur un plan éthique, métaphysique,
épistémologique, politique,
économique et juridique, Hösle
prolonge et dépasse les intuitions de
son maître Hans Jonas. Dans un dialogue
enlevé avec Kant, Fichte, Hegel
et Heidegger, il présente le programme
détaillé de ce que serait une
véritable philosophie de l'écologie.
En parallèle de l'éthique environnementale
américaine, Hösle parvient
aux mêmes résultats avec une profondeur
spéculative et historique qui
touchera particulièrement le lecteur
européen.
Dans un style clair et imagé, Vittorio
Hösle fait avec ce petit ouvrage, à
l'âge d'à peine 30 ans, une entrée
spectaculaire dans l'histoire de la
pensée du XXI<sup>e</sup> siècle.