Guillevic et la langue

Guillevic et la langue constitue
les actes d'un colloque destiné
à célébrer le centenaire
de la naissance du poète.
Par l'examen stylistique
du langage poétique de
Guillevic, les chercheurs ont
tenté d'approcher au plus près
une oeuvre qui peut sembler
d'abord monolithique.
En scrutant les mots-outils
les plus simples, l'emploi
des verbes, des adjectifs,
des modalisateurs, leur
disposition signifiante dans
les séquences poétiques, en
interrogeant les traductions
toujours si problématiques
en poésie, les articles
du présent recueil vous feront
découvrir un Guillevic
inattendu, voire insolite.
Il y a du jeu partout dans les
poèmes. Ça bouge beaucoup
sous les rocs. Et si la «langue
de poésie» résiste, c'est
probablement parce que la
minéralité de l'écriture recèle
des choix linguistiques
qui organisent, suscitent ou
insufflent aussi l'incertain
comme l'indéterminé. Les
approches linguistiques, loin
de réduire l'oeuvre, lui rendent
ainsi toute sa dimension de
lierre : du langage qui s'enroule
autour du monde-de-la-vie.
Un bel hommage au paradoxe
de la poésie de Guillevic
que résume
Lucie Albertini-Guillevic :
«du miel sur la pierre».