Un singulier grand ordinaire

C'est à partir de 1984, date à laquelle il commence
«L'oeil américain» (Soleil Natal 1991), que Simonomis
s'adonne à cette écriture où le vécu des premières lignes ne
laisse en rien présager le fantastique suivant. Mais on pourrait
en trouver les prémices dans un texte comme «Voleur
de chair» (1961), dédié au sculpteur Aristide Maillol. Ne
dépassant jamais la page, ce qu'il nomme ses «petites histoires»
ont été qualifiées au fil de la critique, de : poèmes,
poèmes en prose, contes courts, mini-nouvelles et, pour
certaines, de petits polars ! Ces différentes appellations
réjouissant fort l'auteur qui devient ainsi «une sorte d'inclassable»
dans la marge des Écoles, Courants ou
Mouvements littéraires dont il ne se sent en rien le troupier.
«Le moteur essentiel de ces poèmes est la brisure
mais avec une force d'ouverture jubilatoire, un humour
"débridé" qui chevauche, éclate», écrira André Miguel à
propos de «Sa Majesté Auriculaire» (La Bartavelle 1998).
Avec «Un âne sur le toit» (id. 1995) et «Un singulier
grand ordinaire» ce sont plus de quatre cents petites histoires
que Simonomis livre aux amateurs. Et il continue !