Ikambere et la vie quotidienne des femmes touchées par le VIH-sida

Comprendre en quoi le face-à-face avec le SIDA des femmes
immigrées remet en cause les valeurs et les représentations qu'elles ont
de la société française et de leur société d'origine et change leurs
comportements.
Appréhender les valeurs et les conceptions qui organisent la vie
quotidienne des femmes séropositives, leurs rapports avec l'entourage
immédiat et les différents secteurs de la société avec lesquels elles
entretiennent des relations.
Tels sont les objectifs de cette étude qui a permis de recueillir les
expériences et les récits de vie de 53 femmes fréquentant Ikambere.
Ce livre est ainsi l'expression de l'histoire collective des femmes
immigrées séropositives qui ont décidé d'être les actrices conscientes
de leur propre destin.
Ikambere, en kinyarwanda, c'est «La Maison Accueillante»,
qui depuis dix ans, accueille et soigne des femmes séropositives, panse
leurs plaies au corps comme à l'âme.
Elle est née de la passion d'une femme, Bernadette Rwegera, qui l'a
fondée en 1997. Rompre l'isolement des femmes touchées par le
VIH/SIDA et les aider à continuer leurs projets de vie, grâce surtout à
l'intégration et à la solidarité, tel est l'objectif d'Ikambere.
Les services suivants sont ainsi proposés : Accueil, aide aux
démarches administratives, à l'accès aux soins, aux droits et au
logement, insertion professionnelle, prévention, permanence dans les
hôpitaux, alphabétisation, atelier informatique, esthétique, espace
cuisine/diététique...
Plus de 1350 femmes constituent actuellement le réseau
Ikambere qui, par la formation et le renforcement de ses capacités,
soutient également les associations de femmes en Afrique.