Annemarie S. ou Les fuites éperdues : roman d'une vie

Aventurière, androgyne et rebelle, Annemarie Schwarzenbach
aime les femmes, les paradis artificiels, les voitures qui roulent
vite... Ecrivain, photographe, journaliste engagée, elle lutte. Aux
côtés des enfants de Thomas Mann, Klaus et Erika. Dans l'Europe
déchirée des années trente, orchestrée par l'Allemagne nazie.
A la croisée des grands mouvements de ce siècle, elle est introduite
dans le cercle restreint des figures légendaires : Ella Maillart,
sa compagne de route, André Malraux, Roger Martin du Gard,
Jean Cocteau. Annemarie promène «son beau visage d'ange
inconsolable» à travers des mondes épars : Paris, Berlin, Vienne.
Et ailleurs : Moscou, New York, Téhéran, Brazzaville. Découvertes,
errances, solitude.
Opiomane, elle connaîtra l'internement psychiatrique, de cures
de désintoxication en tentatives de suicide, mais conservera intacte
cette séduction propre aux écrivains maudits. A 34 ans, Annemarie
Schwarzenbach mourra comme elle avait vécu : dans le silence et
la fuite, laissant derrière elle de nombreux manuscrits inédits. C'est
ce destin fulgurant et peu connu que raconte ce livre. Un voyage
entre le réel et l'imaginaire.
«Fascinée par la personnalité de son héroïne, Vinciane
Moeschler lui consacre une biographie romancée où ses lettres
authentiques se mêlent à une sorte de journal intime réinventé. Elle
s'est si bien moulée dans le style d'Annemarie S. qu'on ne sait plus
où est la vérité. Mais Annemarie S. l'a-t-elle jamais sue ?» (Evelyne
Lever, Le Figaro ).