Mélusine, n° 24. Le cinéma des surréalistes

Les surréalistes ont l'âge du cinéma. Grandissant avec lui,
ils sont avant tout des cinéphages. Spectateurs turbulents, ils
demandent au film de les maintenir en état de distraction, de
leur fournir des images auxquelles ils associeront librement
leurs phantasmes. Tout, dans le cinéma, était fait pour qu'ils
s'y accordent avec joie. Et pourtant, ils ne tardèrent pas à se
déclarer «volés comme dans un bois». Reprenant ce dossier
sur nouveaux frais, le présent volume s'interroge sur certaines
productions cinématographiques des surréalistes : La
Coquille et le clergyman (Artaud), La Perle (Hugnet), L'Âge
d'or (Buñuel et Dali) ; sur leurs scénarios non tournés ; sur
l'esthétique surréaliste incontestablement à l'oeuvre dans
d'autres films produits hors du mouvement, sur leur postérité
avouée ou non.