Garde à vue : témoignage et propositions

«Mon "affaire", puisqu'on appelle cela ainsi, n'est pas
encore terminée. Je n'ai pas même été convoqué par un juge
d'instruction, depuis ma mise en examen, le 25 octobre 2007.
Mais j'ai pris délibérément la décision d'écrire ce livre, au risque
de déplaire. Car trop de personnes mises en garde à vue
ou en examen ont peur de témoigner», écrit Gérard Borras.
Président incontesté de la chambre de commerce et d'industrie
de Montpellier depuis dix-sept ans, celui-ci est brutalement
attaqué, alors qu'il a annoncé son futur retrait. La
guerre de succession est ouverte, mais avec les armes les pires
qui soient. Dénonciations mensongères, calomnies, lynchage
médiatique, mise en garde à vue et en examen alors que le
dossier est vide. Elles auront raison de l'homme, assassiné
dans sa vie personnelle, assassiné socialement, détruit dans
son honneur, selon ses propres mots. Elles porteront aussi
atteinte à la solidité de l'institution.
Gérard Borras revient sur tous les faits, et sur leurs conséquences.
Il ne ménage personne. Ni les individus, qu'il désigne
nommément. Ni la police, ni la justice, dont il pointe
sévèrement les travers et les manquements. Légaux et parfois
illégaux. Notamment en ce qui concerne le secret de l'enquête
et la présomption d'innocence. Et plus généralement
les droits de l'homme, qui trop souvent restent à la porte des
commissariats.
Au-delà de son cas particulier, il fait ici neuf propositions
concrètes pour un meilleur respect du justiciable.
C'est-à-dire de chacun d'entre nous, coupable ou innocent.