La Légion étrangère et la guerre d'Algérie : 1954-1962

L'Algérie fut le berceau de la Légion étrangère après que cinq bataillons furent
envoyés à Alger, Bône et Oran dès la fin de 1831. Peu à peu, cette terre de
conquête deviendra d'élection avec Sidi Bel Abbès comme épicentre, les légionnaires
forgeant, avec leur sueur et leur sang, un ailleurs lointain qui deviendra un
point d'ancrage. Au rythme de l'Histoire, ils y viendront, reviendront et finiront par
en partir un jour sombre de septembre 1962 quand les dépouilles du général Rollet,
du prince Aage de Danemark et du légionnaire Zimmerman, dernier tué à l'ennemi,
s'en iront reposer en terre provençale. Des képis blancs, épars entre Mers-El-Kébir
et les sables sahariens, prolongeront la présence légionnaire en Algérie jusqu'en
1968. En quittant l'Algérie, la Légion est revenue de loin. Cette terre qui l'avait vu
naître, qu'elle avait contribué à conquérir, qu'elle avait farouchement aimée a failli
être son tombeau. La Légion est repartie. À l'aventure et au combat.