Police et gendarmerie nationales : dépenses de rémunération et temps de travail

Les quelque 240 000 personnels de la police et de la
gendarmerie nationales comptent pour près de 12 % dans le total
des dépenses de rémunération acquittées par l'Etat pour l'ensemble
de ses agents (traitement principal et indemnités, hors cotisations et
prestations sociales).
Or, de 2006 à 2011, les dépenses de rémunération de la
police et de la gendarmerie nationales ont continué d'augmenter
rapidement malgré la suppression de plus de sept mille de leurs
emplois.
La Cour des comptes s'est donc attachée à identifier les
principaux facteurs à l'origine de cette évolution de la masse
salariale. Le présent rapport public est consacré à cette analyse. Il
porte également sur les systèmes, fort différents, d'organisation du
temps de travail, notamment celui appliqué dans la police nationale.
Par ailleurs, il examine la pertinence de l'objectif de parité entre les
rémunérations des policiers et des gendarmes que les pouvoirs
publics ont recherché depuis le rattachement organique de la
gendarmerie au ministère de l'intérieur en 2009.
La Cour formule des recommandations pour une meilleure
maîtrise des dépenses de rémunération dans les deux forces de
sécurité et pour une rationalisation de l'organisation et de la gestion
du temps de travail dans la police nationale.