Le poirier du Pech

Sylvan, collectionneur de silences et de nuages, doit quitter sa
ferme natale de l'Aveyron pour une maison de retraite à Toulouse.
Arrachement. Choc.
Vide. Sylvan n'est plus que Sylvestre.
Mais au milieu du rien, Lucie offre son sourire, ses livres
et ses paroles, sa musique surtout - qui retrouve le visage de
Ménie. Sa tendresse, enfin...
Et l'exil prend la forme d'un épanouissement ?
Si le Mal du monde transparaît, la douceur humaniste et la
poésie baignent ce roman aux personnages pas tout à fait ordinaires
- Sylvan reconnaît chacune de ses terres au simple toucher, son
sommeil a besoin des rêves de la hulotte, du ruisseau, du rosier
; Ménie se lève en contemplant le Pech pour donner de l'élan à
sa journée ; Rémy trouve la mer petite ; madame Caussanel dort
dans la chemise de son défunt mari ; Lucie joue aux dames sur
l'immeuble ; Monsieur-Sait fait toucher à ses élèves les soleils
et les orages qui accompagnaient les révolutionnaires de 1789...