Hypothèses 2002 : travaux de l'Ecole doctorale d'histoire de l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne

L'École doctorale d'histoire de l'Université Paris I regroupe
sept formations doctorales : «Histoire et civilisation de l'Antiquité»,
«Histoire du monde byzantin, post-byzantin, de l'Orient
Iatin et du monde arabo-musulman»,
«Histoire des
sociétés pré-industrielles du
monde occidental», «Histoire
sociale et culturelle, XIX<sup>e</sup>-XX<sup>e</sup> siècles», «Histoire économique
et sociale des pays industrialisés, XIX<sup>e</sup>-XX<sup>e</sup> siècles», «Histoire
contemporaine des mondes étrangers et des relations internationales»,
«Histoire de l'Afrique».
Les contributions d' Hypothèses 2002 , qui sont celles de jeunes
chercheurs en cours de thèse, montrent combien une approche
transpériodique et interdisciplinaire enrichit les champs de la
réflexion historique. Elles portent aussi sur des thèmes très
neufs, qui obligent l'historien à repenser nombre d'idées et de
concepts opératoires dans sa discipline. L'homme, objet d'histoire
par excellence, reste à l'honneur dans «L'individu et les aventures
du corps», mais l'expérience affective de l'individu, les
perceptions du corps et leur signification sociale occupent ici
le devant de la scène. La question «Qu'est-ce que punir ?»
aborde les relations de la pratique judiciaire et des théories
normatives, de même que les multiples forces agissantes dans la
punition. Les «transferts culturels» s'efforcent de nouer les fils
d'une problématique complexe, voire hétérogène, tout en donnant
priorité aux passeurs et aux objets de l'échange. Enfin, dans
«Histoire et rhétorique», le discours devient lui-même un objet
d'histoire, profondément ancré dans les ressorts émotionnels
des sociétés humaines.