Revue Voltaire, n° 3. Le corpus des notes marginales

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Moins franchement thématique que le précédent (consacré quasi exclusivement à La Henriade), ce numéro 3 de la Revue Voltaire fait tout de même la place la plus large à l'étude de cet instrument de recherche essentiel, admirable, mais inachevé qu'est le Corpus des notes marginales. La lecture des huit communications dont il a fait l'objet (lors de la journée qui lui a été consacrée en juin 2002) convaincra de l'intérêt hautement scientifique qu'offre pour les chercheurs la connaissance de ces marginalia, dont le temps et l'expérience leur ont appris quel est le meilleur usage. Cette éclatante reconnaissance de leur pleine utilité justifie du même coup l'impatience grandissante des voltairistes de voir l'entreprise menée à terme prochainement. On découvrira aussi dans la rubrique Iconographie, sous le titre "Rencontre des œeuvres de Voltaire et de leurs illustrateurs (1796-2002)" un stimulant essai bibliographique propre à engager de jeunes chercheurs dans un domaine encore très peu exploré. Quant aux huit articles suivants, par leur diversité, leur profondeur ou leur originalité, ils portent sur la vigueur et la qualité de la recherche voltairienne le plus réconfortant témoignage : entre les pages décisives de M. Fumaroli sur Voltaire et ses éducateurs jésuites et celles de F. Deloffre sous mettant"au coeur du problème de la genèse" dé Candide, s'inscrivent de pénétrantes et neuves explorations touchant à la philosophie, au théâtre ou à, l'Histoire.