Denis Félix : au fil de l'homme : exposition, Paris, Galerie Frédéric Got, du 3 novembre au 17 décembre 2011. Denis Félix : the thread of life

Henri Michaux disait qu'il fallait «payer un impôt sur les visages». J'aime
cette quête d'un visage que je reconnaîtrais et qui me reconnaîtrait.
Instinctivement, à travers les différences, ce sont les ressemblances que l'on
cherche. Denis Félix est un voyageur qui photographie. Il y a une lecture de
l'histoire des hommes sur les visages. Ils sont livres à déchiffrer, des
biographies que seul l'attentif décèle. Dans la solitude d'un regard borgne, le
photographe emprisonne les âmes. Plus tard dans le révélateur, les regards
ainsi piégés vont livrer une histoire, des fragments déjà lointains et d'une
présence inouïe. La mémoire retiendra cela.
Henri Michaux used to say that we should "pay a tax on laces". I like this
quest for a face which I would recognise and which would recognise me.
Instinctively, through the differences, it's the similarities we seek. Denis Felix
is a traveller who takes photographs. One can read the history of men through
faces. They're books to be deciphered, biographies that only the attentive
can discern. Through the isolation of a one eyed look, the photographer
"captures souls". Later, in the dark room, the expressions thus trapped will
tell a story, fragments already remote and with an incredible presence.
Memory will hold on to that.
Bernard Giraudeau