Le pré aux corbeaux. Terre de sang. De l'autre côté de la rivière

Beaupré et ses cent hectares : Alfred, maître absolu de son fief, a toujours fait régner sur sa femme, ses fils et ses brus une loi d'airain. À sa mort, ses héritiers se prennent à rêver. Enfin, ils vont se partager le domaine ! Enfin l'aîné, Lionel, va prendre sa revanche sur Pierre, le fils préféré, et récupérer son dû : les terres de la ferme aux Loups !
C'est oublier le testament, assorti d'un codicille empoisonné à l'adresse de Jeanne, leur demi-soeur : « Elle fut ma joie au quotidien, elle est mon espoir. Je compte sur elle pour que ce qui doit être fait de bien et de beau le soit. » À Beaupré, la guerre civile ne fait que commencer...
Le monde paysan que décrit Jacques Mazeau est rude et cruel. Quelles jalousies expliquent, dans Terre de sang , l'étrange assassinat d'Émile, retrouvé mort dans son champ, une plaie à la tête ? Quelles haines antiques, dans De l'autre côté de la rivière , séparent les villageois de Neuville et ceux de Bulcy, dans le Nivernais des années 1960 ? Suspense à la Simenon, amours paradoxales et lien viscéral à la terre de Bourgogne : tels sont les composants que manie l'auteur du Pré aux corbeaux , dont Serge Meynard a tiré le téléfilm Le Cri du corbeau . Un voyage au coeur de l'âme rurale, « où l'on ne sait jamais qui de la fleur ou du fumier aura le dessus »...