Genèse du populisme : le peuple et les gros

Une poignée de «gros», détenteurs
du pouvoir économique et politique,
écrasant le bon peuple (tous groupes
sociaux confondus, ouvriers, paysans,
employés, commerçants, petits
patrons) : tel est, depuis la fin du
XIX<sup>e</sup> siècle, l'un des mythes les plus
tenaces de l'idéologie française.
Mythe d'extrême droite à l'origine,
aux relents parfois antisémites,
mais aussi bien mythe de gauche,
particulièrement endurant.
Retraçant les origines de ce mythe, l'ouvrage en analyse
les développements successifs, des années de naissance
de la République à nos jours, en passant par la période de
l'entre-deux-guerres.
Dans une nouvelle préface, l'auteur montre comment
désormais ce mythe oppose avec complaisance un
populisme culturel, volontiers nationaliste, aux élites
mondialisées.
Cet ouvrage est paru en première édition chez Grasset en 1979 sous
le titre Le peuple et les gros.