L'Evangile selon Judas

Le théâtre - du drame à l'humour et de l'humour au drame- n'a
pas vocation à apporter des réponses à des controverses millénaires.
Etrange personnage que Judas. Disciple apprécié, il disparaît
alors que son maître est supplicié. Il ne se suicide pas,
puisqu'on le retrouve quelques années plus tard, accueillant
Paul de Tarse après sa révélation sur le chemin de Damas.
Quand nous le rencontrons trente ans après le Calvaire, il
vient de vivre une longue période de disgrâce. Nous sommes en
l'an 65. Et la religion chrétienne n'est encore qu'une secte juive
qui, par la volonté de Paul de Tarse, accueille les païens.
De cette époque, dominée par Rome, nous avons retenu le
contraste entre la nation juive, société fermée, jalouse de son
Dieu et la société grecque. Avec ses dieux, ses philosophes et ses
artistes, Athènes hellénise son colonisateur.
Après quinze années d'absence, Judas accueille sa fille
Rébecca qui revient d'Athènes. Elle est médecin, parfaitement
intégrée à son pays d'accueil. Elle a toujours dissimulé que son
père est Judas Iscarioth.
De son côté, Judas a vécu ces années en paria solitaire.
Devant les menaces de destruction qui pèsent sur l'Etat
hébreu, Rébecca a un projet têtu : arracher son père à son pays.
Mais de profondes divergences les opposent.
Un personnage étrange, Amos le Samaritain, est présent
dans la vie de Judas. De lui viendra la morale de l'histoire.