L'échec du paradigme de l'Etat moderne en RDC : le projet d'un pacte social

L'échec du paradigme de l'État moderne en RDC
Cinquante-sept années après l'indépendance, la RDC
ressemble à un État mort-né. La création d'un État moderne est
une entreprise difficile et de longue haleine. Chaque nation a
son itinéraire propre. Aussi, l'histoire nous donne de nombreux
modèles dont le plus proche de nous est celui qui existe en
Europe occidentale, et dont les principes de base sont le
principe démocratique, le principe de l'État de droit et celui
de l'État social, et le principe représentatif.
Issue de la décolonisation, la RDC a l'ambition de
s'approprier ce modèle occidental. Pour des raisons diverses,
la classe politique et la société civile ont échoué à donner un
contenu à ce projet. Insécurité et vulnérabilité de masse en
constituent les principales pierres d'achoppement.
Aujourd'hui, il apparaît clairement, pour plus d'un
observateur, qu'il faut repenser le concept de l'État en Afrique
sur le fond d'un double pacte de sécurité suivant sa définition
par Michel Foucault, qui y voit le fondement du rapport entre
l'État et sa population. Un vrai pacte de sécurité est un pacte
social, porté par des valeurs de solidarité, de justice sociale et
de progrès collectif. Le défi est à la hauteur des enjeux, pour
les pays africains en général et pour la RDC en particulier.