La patience du dialogue. Vol. 2. Les noces du chacal

Au centre d'une trilogie dont l'unité est baptisée «Patience du Dialogue», «les noces du chacal» est un quiproquo, à la fois lugubre et éclairé, entre deux êtres antagoniques. Le faste et la misère s'additionnent pour leur simultanéité. La connivence habiterait la dualité. Dans la confrontation, se complètent et se contrastent les choses, les faits et même les pensées. L'intrigue emprunte sans virage l'enchaînement et s'épuise en désinence.
N.E. Tatem
a été précocement fonctionnaire. Avant cela, il effleura le théâtre dès ses douze ans. Il est resté pudiquement attaché à l'art qu'à l'autorité. Il parcoura une sinueuse et improbable pratique de cet art. En faisant partie de troupes d'amateurs et en fondant quelques-unes, sa passion généreuse d'hardiesse s'est heurtée à des conciliabules qui lui ont fait goûter bien des déboires. La censure sous ses formes légendaires, sournoises et implacables, l'a croisé de part les serviles des rouages et les imaginations divergentes des siennes. Il s'adonna au journalisme, le palier fécond pour les auteurs qui s'incitent aux idées fortes, au verbe recherché, au chaos exigeant lucidité et à l'audace de la philosophie agissante.
Il rejoint donc le travail de la solitude, l'écriture, pour assouvir la prédisposition sporadiquement attisée au fil des ans. Tels les hommes, leurs accouchements sont imparables, l'intellection des textes naît d'une conception préméditée.