La littérature et ses monstres

De Montaigne à Bond, de Scarron à Molinier, de Buffon à
Lautréamont ; d'Athalie à Prétextat Tach, de Fantômas aux tueurs
en série, de Barbe bleue aux monstres politiques ; de la poésie
moderne enregistrée aux chimères animales... Les monstres circulent
en tout sens dans les méandres de notre culture, et contre-disent
les idées reçues glanées par Flaubert selon lesquelles «on
n'en voit plus».
Comme Fantômas, l'homme aux «cent visages», le monstre a de
multiples facettes. En changeant d'époque, il change de corps, de
verbe et d'actions. Il témoigne des évolutions sociales, politiques
ou philosophiques de son temps. En littérature, comme dans le
domaine artistique en général, les monstres sont légion et servent
ainsi de supports tout particuliers à l'expression des peurs et fantasmes
propres aux différentes sociétés.