Napoléon III, 1880

La seconde moitié du XIXe siècle est marquée par l'apogée du luxe : les fêtes impériales,
les réceptions de la princesse Mathilde ou du duc de Morny, les hôtels des
financiers ou des grandes courtisanes, sont autant d'éclatants témoignages d'une
société qui cherche à exprimer sa réussite après les traumatismes révolutionnaires.
À partir de 1851, l'organisation des Expositions Universelles favorise la création
de chefs-d'oeuvre dans tous les domaines. Le faubourg Saint-Antoine, principal
centre de production de mobilier, répond aux
multiples demandes d'une clientèle de plus en plus
exigeante en matière de confort et de goût ; la "perfection"
est le mot clé qui guide la démarche des artisans
du XIXe siècle.
La tendance est de s'approprier le passé -antique
ou national- en lui donnant une dimension propre
au XIXe siècle : la totale liberté d'interprétation et
d'association des styles. Les rapports des jurys
d'expositions introduisent la critique des oeuvres
de leurs contemporains.
Les débuts de la Troisième République sont marqués
par l'affirmation d'une démarche "enseignante"
de plus en plus nette dans les conceptions décoratives.
Des hommes comme Eugène Grasset réalisent
des oeuvres originales qui annoncent l'Art Nouveau.