Les mensonges des intégristes

Un proverbe algérien dit : «Accompagne le menteur jusqu'à la
porte de sa demeure.» Latifa Ben Mansour nous offre dans ce
livre «les clés des citadelles enfouies sous les monceaux de
mensonges». Elle entrouvre pour nous des portes secrètes et
nous promène à travers les méandres de la langue arabe et les
venelles d'une mémoire engloutie. À l'heure du «choc des
civilisations», elle s'emploie à venir à bout des remparts de la
haine en ressuscitant des textes majeurs occultés.
Qui a entendu parler du pacte de Médine, dicté et signé par le
Prophète Muhammad en l'an 1 de l'hégire (623) - dans lequel il
fixait les droits et les devoirs des tribus juives en terre musulmane
- ou du pacte de Najran, scellé en l'an 10 (632) entre le
Prophète Muhammad et les chrétiens du Yémen ? Qui sait que
le Hidjaz, La Mekke et Médine furent dès l'aube de l'islam, le
berceau de la poésie érotique, du chant et de la musique ? Qui
connaît les «Perles du Hidjaz et des Quraych» : Sukaïna Bint
Al Hussaïn et Aïcha Bint Talha ? Elles furent les mécènes des
poètes, des musiciens, des chanteurs et refusèrent de porter le
voile. Sait-on encore que les femmes musulmanes peuvent exiger
«Al'Usma : l'impeccabilité» et la monogamie de leurs époux à la
signature de leur contrat de mariage ? N'a-t-on pas oublié que
l'émir Abd El Kader déclara le jihad aux musulmans de Syrie et
du Liban pour sauver 12 000 chrétiens du massacre ?
L'auteur nous replonge aux sources de la culture arabe et de la
civilisation musulmane occultées par les mensonges qui génèrent
l'ignorance et la violence. Elle convoque Kafka, Hannah Arendt,
Saussure, Freud, Lacan, ainsi que les grands textes arabes profanes
écrits par Abou Al Faradj Al Isfahani et les textes sacré :
le Coran et la Tradition du Prophète.