La Lorraine des petites vertus : les filles publiques, de la Révolution aux années 1950

Depuis la nuit des temps, on dit qu'il
serait "le plus vieux métier du
monde" ...
Mais il ne fallait pas en parler. C'était tabou. À la question :
" C'était quoi ton métier, mémère ? ", elle répondait : " J'élevais des lapins "... Plus âgés, les arrière-petits-enfants
comprirent la jolie métaphore ; leur arrière-grand-mère faisait pourtant
un métier honnête au temps des maîtresses, des soumises et des sous-maîtresses ; au temps
du médecin et du policier des moeurs, elle tenait une maison de tolérance en Lorraine...
Entre les casernes et les usines en construction, l'auteur nous conduit à découvrir une Lorraine
particulière. Il nous fait pousser la porte des garnis des prostituées clandestines, des
appartements des demi-mondaines.
De la Révolution française aux années 1950, il nous fait entrer dans l'univers des maisons
closes pour comprendre ces temps où les autorités rendaient la prostitution publique...
pour la faire disparaître de l'espace public.
Avec la rigueur de l'historien, l'auteur ne masque pas sa tendresse pour ces femmes aux
conditions matérielles si précaires et, dans les tourments de notre histoire, à la solitude
souvent complice de celle de leurs clients.