C'est tout de même extraordinaire ! : saison I, automne 2007-hiver 2008 : fiction chronique

... Le contexte : le 6 mai 2007, le Président a été élu avec 53 % des voix contre 47 %
pour son adversaire. Victoire nette et incontestable, ce d'autant que le taux de participation
s'élève à 83,97 %. Les premières mesures économiques et sociales qui envisagent
la suppression de la carte scolaire, la remise en cause du contrat de travail et du droit de
grève, la baisse de la fiscalité sur les très hauts revenus se veulent en rupture avec le «politiquement
correct» pratiqué, selon le nouveau Président, depuis un quart de siècle. S'ouvre
donc une période inédite en France, celle d'une droite dite «décomplexée» ou par déduction
«politiquement incorrecte».
«Je n'aime pas la politique qui se contente de gérer. Je n'aime pas la politique qui est persuadée que
rien ne peut être changé. Je n'aime pas la politique qui voudrait que le monde est tel qu'il doit être.
Je n'aime pas la politique quand elle dit : on a tout essayé. Je n'aime pas cette politique ! Je ne crois
pas à cette politique !» (Discours de Marseille, 19 avril 2007)
«La politique est impuissante quand elle ne veut rien. Quand on ne veut rien, on ne peut rien ! Moi
je veux beaucoup et nous allons pouvoir beaucoup» (Discours de Toulouse, 12 avril 2007)...
C'est tout de même extraordinaire ! est une chronique de la France sous la première année
de la présidence de Nicolas Sarkozy et la manière dont la fiction peut intégrer les fibres de
l'histoire en marche.