Le refus de la politique : votez moins, vivez mieux !

Non, tout n'est pas politique. Il faut sans doute vivre en
compagnie des autres, avec des lois et des forces de coercition
pour garantir la subsistance commune. Mais cela ne constitue
que les conditions du niveau de vie dont la chose publique
s'occupe (souvent si mal) : il nous reste alors à rendre nos
existences vivables.
Pour préparer l'insurrection de vivre, ne comptons guère sur la
«représentation nationale», les lois du marché, la technologie,
les comportements «citoyens», ni non plus les derniers
mouvements d'indignation ou de rébellion. Sans abandonner
la malheureuse nécessité de la lutte (elle a certes son utilité),
apprenons plutôt à donner à la politique le congé qu'elle mérite.
Voici une provocation singulière, une invitation à repenser les
prétendues «fins» de la politique, mais indépendamment
d'elle.