Souvenirs d'un chef d'escale : Belge juif polygotte, en Flandre ou ailleurs : récits

Dans Souvenirs d'un chef d'escale , le narrateur, ancien
mécano, reçoit un manuscrit composé d'une douzaine de
récits qui de Tenerife à Hambourg, de Majorque à Moscou, de
Sidney à Ostende ou Marseille, le font voyager dans l'univers
si particulier des Station managers , comme on appelle en
anglais ces représentants de compagnies aériennes. Ils
étaient, avant tout, des polyglottes. Dans les années soixante
et soixante-dix, les traductions automatiques sur Internet
n'existaient pas, pas plus que l'édition automatique des billets
d'avion.
Ces expatriés étaient alors de grands observateurs, des
poètes, des humoristes. La guerre linguistique des Belges
envahit le tarmac d'Ostende pour réapparaître aux Canaries.
Et l'antisémitisme tisse sa toile, se banalise. Violence des
passagers. Familles décomposées. Mariages stupides.
Mort du plus brillant des chefs d'escale, le plus littéraire
d'entre eux et qui restera oublié 11 jours à la morgue. Les
«Vieilles Tiges» de nos compagnies aériennes tout comme les
«rampants» se retrouveront dans ces pages et tout utilisateur
de nos lignes, nostalgique du temps où prendre l'avion, avant
l'informatisation des fonctions, était avant tout une suite de
rencontres, une belle aventure humaine.