Lou marqués de Frescàti : & àutri conte. Le four du Blondin

Douze contes en langue provençale, autant de scènes qui évoquent coutumes et traditions : le Char de Mazan où se distingue le « Seigneur des Hannetons » ( Segnour di Tavan ), les fêtes de la confrérie de Saint-Marc avec son « fifre » ( lou fifrejaire ), ou encore l'attachement lié au culte de saint Gent ( La Mountelenco ). On découvrira aussi un Jouve porté aux confidences, parlant de sa petite enfance, de ses premières amours, des études au pensionnat de Sainte-Garde ( Santo-Custòdi ), de son rêve de devenir poète ( En bousco d'uno voucacioun ), de sa méprise sur le bedeau de Saint-Saturnin : « majestueux, avec ses culottes courtes, ses souliers à boucles, sa belle épée pendue au côté, sa longue canne à pomme d'ivoire faisant clop, clop, sur les dalles, celui que ma jugeote d'enfant prit aussitôt pour monsieur le marquis de Frescati... ».
Depuis le récit du « Pape des founiers » jusqu'à l'évocation des meuniers qui figure dans ce recueil, l'oeuvre de François Jouve s'inspire de la vie locale et des familiers qui ont fréquenté le « Four du Blondin », avec pour décor ce « Carpentras comtadin ». Il traite ses personnages, dessine leurs caractères, avec humour et malice, sans oublier de les inscrire dans l'histoire, comme le montre certaine allusion à l'antique boulangerie de Pompéi...
Les textes de François Jouve sont composés comme des intermèdes, de petites chroniques salutaires signées, parfois, du pseudonyme : L'Ermitan de Frescàti (L'Ermite de Frescati).