Flamme ardente au Carmel : vie de Hermann Cohen, en religion père Augustin-Marie du Très-Saint Sacrement, carme déchaussé

Né en 1820 dans une famille israélite, Hermann Cohen devient
très jeune un pianiste virtuose et l'élève de Franz Liszt. Certaines
influences - notamment celle de George Sand - vont compromettre
son équilibre humain et affectif. À vingt-six ans, le jeune Juif
mélancolique semble irrémédiablement corrompu et brisé par la
sensualité, la vanité des triomphes faciles et le démon du jeu. Converti
par l'Eucharistie et littéralement embrasé par cette flamme ardente,
Cohen entre au Carmel en 1849. Il devient, sous le nom religieux de Père
Augustin-Marie du Très-Saint-Sacrement, un apôtre enthousiaste de
l'adoration eucharistique qu'il prêchera dans les principales chaires de
France et d'Europe. Au cours de ses voyages, il rencontrera des Saints
comme le Curé d'Ars, Pierre-Julien Eymard, Bernadette de Lourdes et
tant d'autres grands noms du renouveau catholique au XIX<sup>e</sup> siècle.
Accaparé, dévoré par un apostolat incessant, le Père Augustin-Marie ne
cesse d'aspirer à se cacher dans la solitude du Saint Désert qu'il a fondé
à Tarasteix. À peine l'a-t-il rejoint que la guerre de 1870 éclate ; il fut
nommé alors aumônier militaire et meurt l'année suivante, victime de
son dévouement pour les prisonniers français du camp de Spandau, en
Allemagne.
Le présent ouvrage s'appuie sur des sources de première main,
abondamment utilisées et citées par l'auteur, dont beaucoup ont
disparu depuis : d'où l'importance de cette biographie véritablement
passée au rang de "document source". L'histoire extraordinaire des
errements, de la conversion et du rayonnement apostolique d'Hermann
Cohen peut affermir les nouveaux convertis dans la foi et montrer le
chemin à tant de jeunes aux prises avec le désespoir. Le Père Augustin
du Très-Saint-Sacrement nous conduit surtout à Jésus-Eucharistie,
Salut du Monde.