Triste jeunesse

«J'ai rencontré Houda à la faculté des Sciences de
Marrakech. Nous étions en première année de biogéologie
et suivions les mêmes cours. Elle avait dix-neuf
ans ; j'en avais vingt et un. Elle rêvait de devenir
professeur de sciences naturelles ; je rêvais d'elle, de
vivre avec elle jusqu'au tout dernier de mes jours sous
la voûte céleste.»
Dans son nouveau roman, très justement intitulé Triste
jeunesse , Mohamed Nedali dresse un portrait sans pitié
de la jeunesse marocaine telle qu'elle se voit aujourd'hui :
pas de boulot, pas le droit de s'aimer, absence inéluctable
du moindre avenir. Et pourtant, Saïd aime Houda,
Younès aime Latifa. Mais la fatalité l'emportera.
Sombre roman donc, mais qui permet à son auteur
de pousser un cri d'alarme retentissant : haro sur le
défaitisme ambiant de ces jeunes persuadés que leur
sort est joué avant même qu'il ne commence... Un formidable
message d'encouragement et d'espoir jeté à
nos tristes jeunesses !