L'épopée cathare ou croisade albigeoise

Montségur ne sonne pas le glas de l'hérésie cathare. Certes plus de deux cents pauvres bougres ont été brûlés vifs sur l'ordre de l'inquisition, qui restera toujours de sinistre mémoire dans les annales du monde civilisé et de l'Eglise Catholique.
Bien qu'encore, quelques rares clercs soient gênés, dans leur foi par la tâche indélébile laissée par la sauvagerie de la répression, organisée par ce groupe de fanatiques qui, n'ont jamais rien compris au véritable rôle qui devait être le sien en tant que prêtre. Celui de faire appliquer la charité chrétienne que le Christ était venu instaurer dans notre monde. Mais 1244 ne sonne cependant pas le glas définitif des Bonshommes. Plus de quatre vingt ans seront nécessaires pour l'éradication totale du catharisme. Le malheur voudra cependant que ce soit l'évêque de Pamier qui se charge des ultimes horreurs commises par l'inquisition. Jacques Fournier sera cet homme. Récompensé plus tard par son élection comme pape en Avignon (1334-1342) sous le nom de benoît XII originaire de Saverdun où il trône encore dans une fresque murale de notre église.
Il fut pourtant le responsable des enquêtes menées sur tous les habitants de Montaillou petit village d'Ariège, ils seront tous menés au bûcher le 1<sup>er</sup> août 1321. C'est afin que nul n'en ignore que j'ai voulu apporter ma pierre à l'édifice de l'histoire. N'oublions surtout pas que cette période de près de deux siècles a fait la France que nous connaissons, et marqué son époque par le feu, le sang et surtout l'intolérance.
Saint-Quirc le 06-02-04 PM