L'école de Paris : dans l'intimité de Chagall, Foujita, Pascin, Cendrars, Carco, Mac Orlan, à Montmartre et à Montparnasse

"Chagall n'a jamais oublié ce jour de 1912 où, pauvre, inconnu,
exilé, il présenta timidement au Salon des Indépendants trois
toiles refusées l'année précédente par le jury du Salon d'Automne.
André Warnod, jeune journaliste, recevait alors les exposants.
Il accueillit chaleureusement le peintre et noua avec lui une
solide amitié. Chagall faisait partie de la famille. À trois ans,
sur ses genoux, je tripotais sa tignasse frisée..."
En 1925, le critique d'art André Warnod invente l'expression
"école de Paris" pour désigner les artistes de Montmartre et de
Montparnasse du début du XX<sup>e</sup> siècle passés depuis à la
postérité. Dans "L'École de Paris", sa fille, Jeanine Warnod,
évoque cette époque faste de l'histoire de l'art, vécue dans
l'intimité des peintres (Foujita, Marcoussis, Pascin, Valadon...)
et des écrivains (Dorgelès, Mac Orlan, Salmon...), tous familiers
du 60, rue Caulaincourt.
Illustré d'une centaine d'oeuvres rares, souvent dédicacées, et de
nombreux documents d'archives, ce livre retrace l'extraordinaire
destin de la "petite fiancée" de Carco, des hauteurs de la Butte
au pied du mont Fuji, au Japon, où elle organisa des expositions
sur la Ruche et le Bateau-Lavoir, en passant par "Le Figaro" où
elle travailla près de quarante ans, assistant au triomphe de
l'école américaine dans les années soixante ou parcourant le
monde en infatigable globe-trotter.