Mgr Freppel de A à Z

«Le plus grand des malheurs pour un siècle ou
pour un pays, c'est l'abandon ou l'amoindrissement
de la vérité. On peut se relever de tout le reste ; on
ne se relève jamais du sacrifice des principes. Les
caractères peuvent fléchir à des moments donnés,
et les moeurs publiques recevoir quelque atteinte du
vice ou du mauvais exemple ; mais rien n'est perdu
tant que les vraies doctrines restent debout dans
leur intégrité. Avec elles tout se refait tôt ou tard,
les hommes et les institutions, parce qu'on est toujours
capable de revenir au bien lorsqu'on n'a pas
quitté le vrai. Ce qui enlèverait jusqu'à l'espoir
même du salut, ce serait la désertion des principes,
en dehors desquels il ne se peut rien édifier de solide
et de durable. Aussi le plus grand service qu'un
homme puisse rendre à ses semblables, aux époques
de défaillances ou d'obscurcissement, c'est d'affirmer
la vérité sans crainte, alors même qu'on ne
l'écouterait pas ; car c'est un sillon de lumière qu'il
ouvre à travers les intelligences ; et si sa voix ne
parvient pas à dominer les bruits du moment, du
moins sera-t-elle recueillie dans l'avenir comme la
messagère du salut». Cette réflexion de Mgr
Charles-Émile Freppel (1827-1891), évêque
d'Angers, pourtant vieille de près de 150 ans, est
toujours d'actualité, comme le sont toutes celles
que l'on découvrira dans cet utile recueil qui
témoigne de la permanente jeunesse de la
Vérité.