La maison au citronnier

La maison dont il est question dans ce livre existe vraiment. Elle se trouve
dans la ville de Ramla, entre Jérusalem et Tel-Aviv.
C'est la maison où a grandi le Palestinien Bachir Khairi. En 1967, au moment
où s'ouvre ce récit, Bachir, âgé de vingt-cinq ans, retourne voir la maison
de son enfance : lui et les siens l'ont quittée précipitamment en 1948, lors de
la première guerre israélo-arabe. Il y est accueilli par Dalia Eshkenazi, une
jeune Israélienne d'origine bulgare dont la famille s'est installée, dix-neuf
ans auparavant, dans la demeure que les Khairi venaient d'abandonner.
L'histoire de ces deux familles, unies dans leur attachement pour une même
terre malgré tout ce qui les sépare, offre une fresque poignante des destins
intriqués d'Israël et de la Palestine au XX<sup>e</sup> siècle. Dans l'amitié que nouent
Bachir et Dalia sur le seuil de leur maison commune, au coeur du conflit
le plus âpre du monde, se dessine l'espoir d'une réconciliation.