Les fiancées d'Allah : le drame des femmes kamikazes tchétchènes

Les récents attentats du théâtre de la
Doubrovka à Moscou ou de l'école de Beslan en
Ossétie du Nord ont mis en évidence une caractéristique
propre aux terroristes tchétchènes : la
présence massive dans leurs rangs de femmes,
le plus souvent très jeunes.
Cette terrible constatation a poussé une journaliste
russe de la Komsomolskaïa Pravda à aller enquêter en
Tchétchénie pour tenter de cerner les motivations de
ces kamikazes au féminin, véritables bombes
humaines, surnommées les «veuves noires» ou les
«fiancées d'Allah».
Julia Youzik a rapporté de son expédition ce document
de première main où chaque camp est mis en
accusation : les groupes islamistes tchétchènes
radicaux, qui choisissent de jeunes femmes pour
commettre leurs attentats ; les militaires russes et leur
répression aveugle ; les services secrets de Poutine,
qui, dévoile l'auteur, n'ignorent rien de l'emplacement
des nids de terroristes.