Jours de colère : l'esprit du capitalisme

Cet essai n'est pas un livre d'économie.
C'est un essai sur l'économisme, la critique de son statut. Oh !
les beaux discours !... Refonder le capitalisme... pour mieux
le consolider, et retrouver la croissance «durable» ; sauver son
«esprit», mais quel esprit du capitalisme ?
Sous ses diverses formes, ses boursouflures financières
dévastatrices, on trouve des racines communes : le marché
et la concurrence, la guerre civilisée mais mal régulée de tous
contre tous ; l'alliance avec la technoscience, Prométhée
déchaîné qui se heurte aux limites de la planète ; le jeu comme
divertissement généralisé, et pas seulement celui des financiers
ou des escrocs plus ou moins démasqués.
Tout cela ayant à voir avec le goût irrépressible des hommes
pour la démesure. Mais si l'ordre économique avait, à son
origine, partie liée avec la spiritualité, il est devenu un culte
voué à la cupidité. Et la colère, sourde ou vive, les angoisses,
les frustrations s'accumulent. Pour éviter leur explosion,
il faut cesser de placer l'argent, le profit et la croissance
matérielle au centre de la mondialisation.