Couleur de la morale, morale de la couleur : actes du colloque de Montbéliard, 16 et 17 septembre 2005

«(...) que l'on prenne l'intitulé dans un sens («couleur de la morale»)
ou dans l'autre («morale de la couleur»), il préexiste toujours d'abord
une morale, (...), qui dicte in fine nos comportements et avec laquelle il
faudra s'arranger (...), ou contre laquelle on souhaitera s'élever.
Ainsi conditionnés (...), en pensant «couleur» nous songeons à quelque
chose qui est à part, sans relation directe avec le concret et nécessaire
(...) Si bien que (...) nous reproduisons involontairement le schéma de
la dévalorisation du fait chromatique et de son appréhension utilitariste.
(...) il en va en effet tout autant de la détermination de notre point de
vue de chercheurs sur un sujet à la fois visuel et éthique. Au décloisonnement
des disciplines répond donc, à travers le décloisonnement du
chromatique et du moral, le désir de respecter (...) la mutabilité de leur
interactivité et (...) de souligner le caractère provisoire de notre point
de vue sur eux.»