Peindre la guerre

«Peinture de bataille», l'énoncé même du genre souffre d'un paradoxe : comment, en effet, concilier la fixité
silencieuse d'un tableau et les tourments d'un combat, son fracas, ses convulsions, son glissement dans l'espace ?
Tous les peintres, de la Renaissance à la Grande Guerre, qui ont affronté cette difficulté sont parvenus par différents
artifices à restituer le feu de la mêlée, à décrire le chaos qu'est la bataille aussi bien qu'à documenter l'Histoire.
Cet ouvrage éclaire le cheminement des maîtres du genre, Uccello, Rubens, Delacroix, de Neuville, à la lumière
de l'histoire de l'art comme à celle d'une profonde connaissance du fait guerrier. Seule une telle mise en perspective
pouvait dégager les grandes étapes dans l'invention de cet art complexe que fut celui de peindre la guerre.