Les métiers du sport

1,5 milliard d'euros C'est l'investissement des entreprises
en France dans le sponsoring
sportif. Très rentable en termes d'image, de retombées médiatiques...
et donc de ventes, le sport connaît un poids croissant dans l'économie,
où il représente aujourd'hui environ 1,7 % du PIB (produit intérieur brut).
Véritable business, il a notamment trouvé dans la publicité et les chaînes
de télévision des partenaires devenus incontournables.
400 000 C'est le nombre de personnes que le secteur ferait vivre
en France, selon des études du ministère des Sports. Un
chiffre qui regroupe des spécialités nombreuses où les frontières sont
parfois floues entre le sport et d'autres secteurs comme le marketing, le
journalisme, le sponsoring ou encore l'organisation d'événements. À elle
seule, l'Éducation nationale emploie près de 40 000 professeurs d'EPS
(éducation physique et sportive).
3 000 C'est le nombre de sportifs professionnels recensés en
France, soit moins de 1 % des 400 000 emplois du secteur !
Une réalité qui implique au quotidien la pratique d'une discipline au plus
haut niveau, mais aussi de pouvoir vivre de ses performances. Autre
impératif : envisager une reconversion précoce. Dans certains sports, une
carrière dure en effet moins de dix ans.
Plus de 13 000 inscrits en première année de STAPS
(sciences et techniques des activités physiques
et sportives), soit plus du double d'il y a dix ans : la principale
filière de formation aux métiers du sport connaît un succès qui ne se
dément pas, avec notamment en une décennie la création d'une dizaine
de nouvelles UFR (unités de formation et de recherche). Un attrait croissant
auquel le phénomène de «starification» des grandes figures du
sport professionnel, dans le football ou le tennis par exemple, n'est sans
doute pas entièrement étranger.