Blanc sur noir

Ruben Gonzalez Gallego est né à Moscou, en septembre
1968, dans la clinique du Kremlin. Attendant des jumeaux,
sa mère y avait été conduite d'urgence grâce à
l'intervention de son père, dirigeant du Parti communiste
espagnol clandestin.
Le premier bébé mourut. Le second, prénommé Ruben,
atteint de paralysie cérébrale, fut enlevé à sa mère. Après
un séjour dans un orphelinat spécial réservé à l'élite communiste,
ballotté d'institution en institution, centres fermés,
centres secrets situés sur tout le territoire de l'Union
soviétique, il finit par atterrir dans un asile de vieux où
étaient placés d'office les handicapés incapables d'exercer
un métier utile.
Profitant du désordre général provoqué par la perestroïka,
Ruben Gonzalez Gallego réussit à s'échapper et,
après un périple rocambolesque à travers toute l'Europe,
à retrouver sa mère installée à Prague.
De l'histoire de celui qu'on a pu surnommer "Le masque
de fer du communisme" est né ce récit autobiographique,
récemment publié en Russie, salué comme l'oeuvre d'un
grand écrivain.
Son succès a donné lieu à un débat sur l'enfance, le
système socialiste, l'évacuation de tout ce qui gênait le mythe
de l'homme nouveau dans un pays où tout le monde devait
être heureux.