Saint-Yves d'Alveydre, une philosophie secrète

D'où vient la méfiance dans laquelle se trouve
confiné le marquis Saint-Yves d'Alveydre, ésotériste
dont le rôle, dans le monde des sociétés
secrètes et des rites initiatiques, fut prépondérant
? Il faut dire que les deux grands thèmes auxquels
il a consacré la majeure partie de son oeuvre
- la synarchie et l'archéométrie - ne pouvait que
lui attirer plus d'hostilités que de lauriers.
S'il existe un «politiquement correct», c'est un
terrible «philosophiquement correct» qui sévit en
cette fin de de XIX<sup>e</sup> siècle. Yves-Fred Boisset réhabilite
cet auteur habituellement dénigré dont la
«philosophie secrète» n'a été, elle, que trop inlassablement
dénaturée par des détracteurs sectaires,
empêtrés dans la recherche de fantasmagoriques
complots.
Dans la première partie du présent volume, l'auteur
dégage une synthèse de la pensée historique et
sociétale de Saint-Yves d'Alveydre, centrée comme
l'on sait autour de la synarchie, système original
qui a pour vocation d'établir une alliance et une
harmonie entre «l'homme social» et «l'homme
spirituel» en effaçant les contradictions habituelles
qui sont nées du matérialisme brut. Pour
cela, il s'appuie pour l'essentiel sur les Missions et
sur quelques autres travaux moins connus de l'auteur.
Dans la deuxième partie, il présente successivement
la philosophie archéométrique et les différentes
parties symboliques qui composent l'archéomètre
avant de conclure sur quelques-unes de
ses applications pratiques.
Dans une troisième partie, il présente l'ouvrage
alveydrien qu'il considère comme un pur joyau
d'ésotérisme et de poésie : Clefs de l'Orient.
En annexes, est reproduit le très intéressant discours
que Saint-Yves d'Alveydre prononça à
Bruxelles en octobre 1882 devant les membres du
Congrès International d'Arbitrage et de Fédération
de la Paix ainsi que le brevet d'invention concernant
«l'archéomètre» qu'il déposa en 1903.