Rue des trois limites

Rue des Trois limites
Où il est question de repassage zen, d'amours variées, d'enfances multiples, de bières très matinales, de longues nuits d'hiver, de la crise de l'enseignement, de cheval emballé, de bibliothèques poussiéreuses, du tourisme de masse, de fosse septique, de monstres attachants... Comment mettre de l'ordre dans une telle succession d'événements, de projets, d'idées, de voyages, de rencontres, mais aussi de frustrations, de séparations, d'échecs, et surtout leur donner un sens, même quand on est historien de métier ? Il faut dire que le professeur aime les digressions et que les protagonistes ne l'aident guère en l'interrompant sans arrêt, sans compter l'éditeur qui ne se gêne pas non plus pour intervenir. Récit en miroir, en puzzle, en suspens jusqu'à la dernière page, ce roman est prétexte à une réflexion critique, ironique ou émerveillée sur les éléments disparates et les forces contradictoires qui finissent par composer une vie singulière, comme sur le besoin que chacun éprouve de se raconter à tout prix alors que nous sommes tous emportés par le même flux incontrôlable des circonstances, par le jeu malicieux ou cruel du hasard, ainsi que par les sentiments emmêlés souvent discordants que ce chaos inspire.