Estampes japonaises

La cloche du soir à Dôjôji, la vague au
large de Tanagawa, pruniers dans la nuit sans
lune, promenade parmi les iris, pêcheuses
d'abalones, prélude au désir, la belle Kisegawa chez
Matsubaya..., l'art de l' ukiyo-e - image du «monde
flottant» - qui s'épanouit dans le Japon des XVIII<sup>e</sup>
et XIX<sup>e</sup> siècles, reflète le style de vie et la culture de
la nouvelle bourgeoisie aisée des cités urbaines, à l'ère
d'Edo (Tokyo), la capitale shogunale. Théâtre kabuki
et acteurs, maisons vertes et courtisanes, maisons de thé
et hôtesses, érotisme, paysages, faune, flore et natures
mortes inspirent les artistes et les poètes. Les premières
estampes monochromes apparaissent dès la fin du
XVII<sup>e</sup> siècle et cet art connaît son apogée au XVIII<sup>e</sup> siècle
avec les estampes polychromes ou «images de brocart»
aux couleurs subtiles, aux fonds micacés, moirés,
animés de poudre d'or et d'argent, aux formats
audacieux.
Une esthétique du plaisir qui engendre un art d'un
raffinement extrême, que l'on découvre ici à travers
une centaine d'oeuvres des plus grands maîtres parmi
lesquels Harunobu, Hiroshige, Hokusai, Sharaku,
Toyokuni, Utamaro...