Problèmes aristotéliciens. Vol. 1. Philosophie théorique

Les études ici rassemblées sont
consacrées pour l'essentiel à
l'aristotélisme. L'aristotélisme,
c'est d'abord Aristote : une
bonne moitié de ces études est
consacrée à l'exégèse de ses textes. On y trouve non un système, mais
un essai de totalisation à l'état naissant ; non pas un essai de solution de
problèmes qui se poseraient dans on ne sait quel ciel intelligible, mais une
recherche, une interrogation suscitée par l'expérience d'un homme vivant
parmi d'autres hommes au IV<sup>e</sup> siècle av. J.-C. et qui avait assimilé tout le savoir
de son temps. La formulation de ces problèmes est parfois historiquement
datée, mais à travers elle se dessine une argumentation sur le sens de l'être et
de la vie humaine qui a une portée universelle et demeure, dès lors, toujours
actuelle. L'image du Philosophe qui se dégage d'une telle lecture est celle
d'un Aristote aporétique, dialectique et ouvert, très différent du penseur
dogmatique que nous a légué sous son nom la tradition.
Mais cette tradition existe. Elle est aussi à sa façon l'aristotélisme. C'est
pourquoi une autre moitié de ces études est consacrée à ce que la tradition a
retenu de ses lectures et relectures successives et a codifié dans un corpus
constitué pour l'essentiel à la fin de l'Antiquité et au Moyen Âge.
Confrontant l'image retrouvée d'Aristote avec son image héritée, c'est à une
connaissance complète du Philosophe et de son oeuvre que nous introduisent
ici ces Problèmes aristotéliciens.