Enquête sur un guide de voyages dont on doit taire le nom

Messieurs,
Philippe Gloaguen, dont je suis le conseil, a appris qu'un ouvrage serait en cours de réalisation et
destiné à être publié en mars 2006. A cet effet, un journaliste a tenté de le joindre en lui soumettant un
questionnaire en de nombreux points très personnels et confidentiels. La méthode est pour le moins
inhabituelle. Et monsieur Gloaguen considère que sa personne doit s'effacer derrière le succès de ses
guides.
Il est légitime dans un pays de liberté de soumettre la réussite du Routard à la critique dans la mesure où
celle-ci est objective et respectueuse des droits que la loi garantit et protège. Cependant, la
dénomination « Routard » est protégée, notamment à titre de marque. Elle ne saurait apparaître dans le
titre de cet ouvrage sans caractériser une contrefaçon, délit sanctionné sur le terrain pénal et engageant
la responsabilité civile de tous ceux contribuant à cette atteinte, qu'il s'agisse de ceux intervenant au
stade de la fabrication ou de la distribution et de la diffusion auprès du public.
Cette même mise en garde concerne tous les signes se rattachant à l'activité du Routard, à commencer
par l'image du marcheur célèbrement connu, et le contenu de cet ouvrage sur toute éventuelle dérive à
des fins mercantiles en tirant parti de la notoriété attachée au Routard et à son succès. Ce sont les
raisons pour lesquelles monsieur Gloaguen serait sensible à l'assurance formelle de votre part de
respecter ses droits.
Conformément aux règles déontologiques qui gouvernent ma profession, je vous informe que vous avez
la faculté d'être assisté par l'un de mes confrères que je vous encourage à choisir parmi ceux spécialisés
dans le domaine de la propriété intellectuelle, si vous souhaitiez qu'il soit mon interlocuteur.
Veuillez croire, Madame, Monsieur, en l'assurance de ma considération distinguée.
Erick Landon
Avocat à la Cour